Les Éditions Fantaisium créent le label "Sans écriture inclusive"

Publié le par Fantaisium

Parce qu'il existe des labels de qualité comme "Sans colorants", "Sans conservateurs", "Sans huile de palme", il était temps de trouver le label de qualité de texte "Sans écriture inclusive". Libre à chacun, de cette manière, de choisir quel type de texte il va consommer.

Pour ce qui nous concerne, aux Éditions Fantaisium, nous avons tranché. Comme maison d'édition porteuse d'une responsabilité envers notre langue et envers nos lecteurs, nous préviendrons à partir d'aujourd'hui, au verso de nos livres, que nos textes sont garantis "Sans écriture inclusive", grâce au logo ci-dessous :

Label couleur "sans écriture inclusive", libre de droits.

Label couleur "sans écriture inclusive", libre de droits.

Ou, en version noir et blanc :

Label noir et blanc "sans écriture inclusive", libre de droits.

Label noir et blanc "sans écriture inclusive", libre de droits.

Dans le Bulletin officiel de l'éducation nationale, de la jeunesse et des sports du 6 mai 2021, Jean-Michel Blanquer, ministre en exercice, écrit (texte adressé aux recteurs et rectrices d'académie, aux directeurs et directrices de l'administration centrale, aux personnels du ministère de l'Éducation nationale, de la Jeunesse et des Sports) :

"Il convient de proscrire le recours à l'écriture dite « inclusive », qui utilise notamment le point médian pour faire apparaître simultanément les formes féminines et masculines d'un mot employé au masculin lorsque celui-ci est utilisé dans un sens générique. L'adoption de certaines règles relevant de l'écriture inclusive modifie en effet le respect des règles d'accords usuels attendues dans le cadre des programmes d'enseignement. En outre, cette écriture, qui se traduit par la fragmentation des mots et des accords, constitue un obstacle à la lecture et à la compréhension de l'écrit. L'impossibilité de transcrire à l'oral les textes recourant à ce type de graphie gêne la lecture à voix haute comme la prononciation, et par conséquent les apprentissages, notamment des plus jeunes. Enfin, contrairement à ce que pourrait suggérer l'adjectif "inclusive", une telle écriture constitue un obstacle pour l'accès à la langue d'enfants confrontés à certains handicaps ou troubles des apprentissages."

Si, comme nous, vous souhaitez prendre le parti de défendre la langue française et ceux qui la lisent, n'hésitez pas à partager ces logos autour de vous.

Et ne vous laissez pas intimider : si ce logo fera se détourner quelques lecteurs (grand bien leur fasse !), un flot d'autres lecteurs y adhèreront et seront enthousiasmés par cette initiative.

François Montmirel, Directeur des éditions Fantaisium, Orléans.

 

P.S. : Les lecteurs défavorables à l'écriture inclusive peuvent signer la pétition en ce sens.

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